Avant avant-propos
Quand, il y a de nombreuses années maintenant, j’ai eu l’envie de donner à des coureurs aguerris la possibilité d’explorer une autre façon de pratiquer leur activité favorite cela partait de deux constats personnels que l’on peut toujours faire à l’heure actuelle et pour lesquels il me semble que la situation s’est encore dégradée.
- Le coût de plus en plus prohibitif des compétitions de longue distance qui n’est pas forcément le fait des organisateurs mais qui est un frein pour de nombreux sportifs qui voudraient y participer. Les voix de personnes légitimes pour le dénoncer s’élèvent à ce sujet :
- L’explosion du nombre de participants à ces évènements qui leur enlève bien des attraits. Sans oublier l’impact écologique, la détérioration des chemins, la production d’énormes quantités de déchets et la pollution générée par les transports.
Tout cela aurait dû me conforter dans ma démarche altruiste mais, loin de mes premiers essais plutôt réussis qui ont laissé de bons souvenirs, je me suis laissé gagner par les propos « alarmants » qu’on trouve ici et là concernant les problèmes de responsabilité.
Et pourtant, mon approche est à mille lieues de celle de la Barkley… Je me dois donc de tenir compte de ces alertes et d’adapter ce que je propose à ces contraintes.
Pour entrer dans le vif du sujet, nous pouvons commencer par cet article et surtout le commentaire associé.
Il est intéressant à double titre ; d’une part, il a été écrit par un spécialiste du droit du sport et, d’autre part, il revient sur l’historique de ce droit.
On peut compléter cette information par la bible de l’organisateur de course qui doit en empêcher plus d’un de dormir…
Il en ressort qu’aucune déclaration ou demande d’autorisation ne doit être effectuée par l'organisateur d'une manifestation sportive sans classement, chronométrage ou horaire fixé à l'avance, prévoyant la circulation groupée d'au plus 100 personnes.
Mais, il est impératif de souscrire des garanties d'assurance et de se soumettre à un cahier des charges draconien concernant les « Règles techniques et de sécurité générales » et les « Règles techniques et de sécurité spécifiques aux courses en nature » ; voilà de quoi calmer les plus motivés qui souhaiteraient s’éloigner des sentiers battus… s’ils ne l’avaient pas déjà été par les peines d’emprisonnement et d’amende encourues.
Cela ne s’arrête pas là car même dans une sortie entre amis l'assurance d’une victime n'hésitera pas un seul instant à se retourner contre celui ou celle qui apparaitra à ses yeux comme le responsable de l'évènement. Il y a de quoi être assommé avant d’avoir commencé à bouger le petit doigt !
Vous l’aurez compris, même si je souscris amplement à toutes les dispositions en faveur d’une sécurité renforcée, la mainmise sur toute initiative individuelle est pour le moins… frustrante si l’on veut conserver un ton approprié. Le jeu en vaut-il la chandelle ? Parce que, même en agissant en « bon père de famille », il n’est vraiment pas exclu de se retrouver dans la tourmente en cas de problème ! Certains diront : « Ce n'est pas parce qu'il y a un risque qu'il ne faut pas le faire ». C’est ce que j’ai fait. J’étais avec les bonnes personnes et tout s’est bien passé mais il aurait suffi d’un petit grain de sable pour qu’il en fût autrement…
Dès lors, comment agir ? Bien évidemment, le sens des responsabilités doit l’emporter et l’on n’embarque pas sa famille, ses amis ou ses connaissances sans avoir pris la mesure des possibilités de chacun et sans avoir une maîtrise parfaite de l’endroit où l’on va évoluer. Cela est-il suffisant pour s’éviter les ennuis en cas d’accident d’un des participants ? En ce qui concerne mon projet, j’ai une connaissance parfaite du terrain et, si je dois à nouveau me lancer dans cette aventure, je ne le ferai qu’avec des personnes dont j’aurais pu apprécier la capacité à s’engager dans une épreuve sportive exigeante. En attendant, je laisse cette page en ligne et je gérerai les demandes au cas par cas.
Avant-propos
L’objectif de mon projet est de vous permettre de réaliser un exploit sportif avec un esprit un peu différent de celui qu'on a l'habitude de rencontrer sur les parcours "officiels".
En effet, la course à pied est une pratique assez solitaire et je pense qu’il est possible, à l’occasion d’une épreuve de longue durée, de créer un moment de rencontre, de partage et d’échange sans esprit de compétition mais avec la volonté de se dépasser. Je vous propose de vivre une aventure collective, faite de convivialité et de découvertes dans un environnement qui ne vous décevra pas.
Le Valromey est l’un de ces endroits qui conviennent parfaitement pour pratiquer le trail. On y trouve des sentiers à profusion, des points de vue remarquables, des terrains variés. De plus, le profil de la vallée permet de cumuler un dénivelé positif tout à fait honorable. C’est un endroit que je connais suffisamment pour pouvoir en tirer le meilleur parti et vous offrir le parcours le plus attrayant. Vous en conserverez ainsi des souvenirs d’autant plus forts.
Quelle est ma démarche ?
C’est une réflexion à plusieurs niveaux qui m’a conduit à proposer la participation à un ultra-trail pour lequel aucune contrepartie financière n’est demandée. Il n’y aura rien à payer hormis : l’hébergement, le transport, la restauration, l’éventuelle assurance et bien d’autres choses du même acabit qui seront bien sûr à votre charge. La phrase précédente n’est destinée qu’aux fâcheux qui n’ont rien à faire ici et qui feraient semblant de ne pas comprendre…
Comme évoqué ci-dessus, avant même de courir, se rendre sur une ligne de départ implique des dépenses. Le coût d’une inscription sur un ultra-trail, bien qu’il soit justifié (en grande partie), peut parfois constituer un frein et empêcher certains de participer à des épreuves de cette nature. La gratuité donnera peut-être une opportunité pour tenter l’aventure.
S’engager dans cette voie entraîne forcément une forme de minimalisme (sauf en matière de sécurité) qui me convient parfaitement. Cela commence notamment et surtout par un nombre très réduit de coureurs. Mais, cela concerne aussi la suppression de tout ce qui n’intéresse pas strictement la course et que l’on peut néanmoins avoir plaisir à retrouver dans d’autres circonstances.
Dans cette même recherche de simplicité, les coureurs seront plus acteurs de leur périple en étant sollicités davantage pour la gestion de leur ravitaillement ou dans leur orientation. Également, en faisant d’eux des partenaires et non plus des concurrents, la surveillance de la sécurité de chaque participant pourra leur être confiée ; cela vous paraîtra plus clair en lisant le paragraphe consacré à la mise en pratique de toutes ces belles idées !
Comment peut-on proposer ce genre d’évènement gratuitement ?